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Que dire en cette fin d’année ? Que nous nous souviendrons amèrement de l’année 2016 pour les innombrables catastrophes humaines accumulées durant ses douze mois ? Que la fracture entre les êtres humains s’agrandit, hélas, chaque jour ? Que l’empathie et la fraternité cède chaque jour un peu plus à l’individualisme ? Que l’année nouvelle sera donc forcément meilleure, même si nous savons que nous l’espérons chaque année ? Se dire que même dans la morosité du monde, il existe des merveilles naturelles, des gestes d’une humanité qui émeut aux larmes, que rien n’est donc perdu ? Que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? 

J’aurais volontiers partagé la déclaration de Franz Liszt, en la déplaçant dans le temps et la géographie, qui disait avec un sentiment d’impuissance : « Quelle torture, mon ami, que celle d’assister les bras croisés sur la poitrine, au spectacle d’une population entière luttant en vain contre une misère qui ronge les âmes avec les corps ! De voir la vieillesse sans repos, la jeunesse sans espoir et l’enfance sans joie ! Tous entassés dans des réduits infects, enviant ceux d’entre eux qui, pour un insuffisant salaire, travaillent à parer l’opulence et l’oisiveté… » 

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Alors, quel message optimiste suis-je en juste droit de vous livrer ce soir ? C’est peut-être encore le grand Franz qui, dans son immense humanité, a compris le parcours humain, celui qui renvoie chacun à l’humble examen de lui-même… et qui finira un jour peut-être par porter des fruits, je l’espère, je tente modestement de l’appliquer quotidiennement ! Il est de l’ordre de l’humilité, de la réconciliation, de la mémoire et de l’émotion et, en conséquence, de l’empathie, car se reconnaître soi-même, c’est reconnaître l’autre. Les arts le portent en eux comme une force invincible… pour ceux qui sauront le reconnaître : 

« Tel le voyageur, parvenu le soir au sommet de la montagne, s’assied à l’endroit où son œil découvre à la fois la vallée qu’il vient de franchir et le paysage qui se déroule devant lui ; il regarde en arrière, à travers la brume il reconnaît son sentier, il entend le bruit du torrent dont les eaux mugissantes faillirent arrêter son pas, il respire encore le parfum des buissons qui bordaient la route, puis, s’armant de forces nouvelles, il se remet en marche après avoir embrassé du regard l’espace qui lui reste à parcourir. Ainsi l’esprit de l’Homme à cette heure de transition se retourne vers ses jours écoulés, évoque à lui le souvenir des œuvres achevées, des notions acquises, des erreurs combattues, et reçoit du passé l’enseignement de l’avenir ».

Je vous souhaite de tout cœur de vous rapprocher de ce voyageur durant toute l'année 2017!

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Commentaires

  • Bonjour, Voici une boucle d'un trajet périlleux bouclée pour toujours. Ouf! Une nouvelle partition chorégraphique de pas de marche ou de danse entame un futur parcours à inventer jour après jour du chemin invisible qui se présente devant nous. Comme chaque année, c'est la valse qui donne le rythme de la nouvelle oeuvre à créer... Je souhaite que notre voyage individuel et collectif de l'an neuf éclaire nos paysages des rayons bienveillants et chaleureux du unique Soleil. MBl

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