wagner - Page 5

  • L’effet Tristan



    « À propos de Lohengrin, dit Catulle Mendès, de Tannhäuser ou de l’Anneau du Nibelung, on peut dire : j’admire ceci, je réprouve cela ; on peut discuter, en un mot, car les drames sont du domaine de l’art, ressortissent de la critique. Tristan et Iseult, le cas est autre. De deux choses l’une : il faut s’éloigner de cette œuvre, y demeurer résolument et à tout jamais étranger ; ou bien, vaincu, souffrir par elle autant qu’a souffert celui qui l’a écrite ».

    Gabriel Fauré, cité dans Le Cygne, bulletin du Cercle National des Amis de Richard Wagner, n°43, 1981.

    Wagner Falises de Moher sur la côte occidentale de l'Irlande.jpg

    Falaises de Moher sur la côte occidentale de l'Irlande

     

    Mort de Tristan et Iseult.jpg

     

     

    Tristan et Isolde

    « Viens, Nuit d’amour, ô Nuit, Nuit rédemptrice, ô Mort,
    Viens nous emporter loin des humaines tempêtes
    Oh ! Mourir ainsi mourir – devançons le sort,
    En sentant l’infini bourdonner dans nos têtes !

    Avoir le ciel entier pour soi ; n’est plus qu’un
    Et deux pourtant ; fondre mon âme dans ton être ;
    Devenir azur, nuage, étoile, parfum,
    Loin des hommes, loin des demains, loin des peut-être…

    Et la nuit les serrait dans ses flots harmoniques ;
    Les sources chantaient sous les dômes d’arbres verts
    Mystérieusement ; d’idéales musiques

    Leur inondaient le cœur, tombant des cieux ouverts…
    Et les Amants disaient : « Que résonnent tes glas,
    Nuit rédemptrice, ô Mort !... » Mais la Mort ne vint pas »

    Gabriel Mourey

     

     

    Lien permanent Catégories : Correspondances, Musique 0 commentaire