abendrot

  • Au crépuscule

    A travers détresse et joie,
    Nous sommes allés, main dans la main:
    De notre chemin tous deux nous nous reposons
    Maintenant au-dessus du pays calme.

    Tout autour les vallées s'inclinent,
    Déjà l'air s'assombrit
    Deux alouettes encore s'élèvent
    Dans les parfums annonçant la nuit.

    Viens là, et laisse les voleter,
    Il est bientôt temps de dormir,
    Ne nous égarons pas
    Dans cette solitude.

    O grande et silencieuse paix!
    Si profonde au coucher du soleil,
    Comme nous sommes fatigués de marcher -
    Est-ce un peu comme ça, la mort?

    Josef Karl Benedikt von Eichendorff (1788-1857) ,"Im Abendrot", tirés de Frühling und Liebe

     

    Friedrich, Abend soir.jpg

    Caspar David Friedrich (1774-1840), Crépuscule.


    Wir sind durch Not und Freude
    Gegangen Hand in Hand,
    Vom Wandern ruhen wir
    Nun überm stillen Land.

    Rings sich die Täler neigen,
    Es dunkelt schon die Luft,
    Zwei Lerchen nur noch steigen
    Nachträumend in den Duft.

    Tritt her, und laß sie schwirren
    Bald ist es Schlafenszeit,
    Daß wir uns nicht verirren
    In dieser Einsamkeit.

    O weiter, stiller Friede!
    So tief im Abendrot,
    Wie sind wir wandermüde
    Ist dies etwa der Tod?

     

    Josef Karl Benedikt von Eichendorff (1788-1857) ,"Im Abendrot", tirés de Frühling und Liebe

     

     

    O wie schön ist deine Welt,
    Vater, wenn sie golden strahlet!
    Wenn dein Glanz herniederfällt
    Und den Staub mit Schimmer malet,
    Wenn das Rot, das in der Wolke blinkt,
    In mein stilles Fenster sinkt!

    Könnt ich klagen, könnt ich zagen?
    Irre sein an dir und mir?
    Nein, ich will im Busen tragen
    Deinen Himmel schon allhier.
    Und dies Herz, eh' es zusammenbricht,
    Trinkt noch Glut und schlürft noch Licht.

    Ô comme ton monde est beau,
    Père, quand d'or il resplendit.
    Quand ton éclat descend,
    Et qu'il peint la poussière de sa lueur,
    Quand le rouge, qui brille dans les nuages,
    Tombe sur ma fenêtre paisible.

    Pourrais-je gémir , pourrais-je hésiter ?
    Me tromper sur toi et sur moi ?
    Non, je porterai en mon sein
    Ton ciel déjà ici.
    Et ce cœur, avant qu'il se brise,
    Boira encore ce feu et dévorera cette lumière.

    Karl Gottlieb Lappe (1773-1843)


     

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