bayreuth

  • Anticipation…


    Et qui oserait encore dire qu’André Ernest Modeste Grétry n’était pas un visionnaire. Non seulement ses opéras et sa musique anticipent bien souvent sur les courants du romantisme musical, mais ses idées théoriques regorgent d’inventivité et de visions prophétiques. Comment ne pas voir ici les principes d’un théâtre moderne qui trouvera son achèvement bien plus d’un demi-siècle plus tard à Bayreuth ?

    « Je voudrais que la salle fût petite ; qu’il n’y eût qu’une sorte de place partout ; point de loges, ni petites, ni grandes. Je voudrais que l’orchestre fût voilé et qu’on n’aperçut ni les musiciens, ni les lumières des pupitres du côté des spectateurs. L’effet en serait magique, et l’on sait que dans tous les cas, jamais l’orchestre n’est censé y être. Je voudrais une salle circulaire, toute en gradins, comme dans les théâtres de Rome. Après l’orchestre des musiciens, des gradins formeraient un seul amphithéâtre circulaire, toujours ascendant et rien au-dessus ».
     
    Grétry, Mémoires ou essais sur la musique, 1797, cité par B. François-Sappey, La Musique dans l’Allemagne romantique, Paris, Fayard, 2009, p.834.

     

    File:Zuschauerraum des Bayreuther Festspielhauses (1870s engraving).png

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