bruckner

  • Vers l'infini…

    Première sublime révélation discographique de l'été, ce cd acquis hier sur les conseils d'un ami qui connait bien mon amour immodéré pour Anton Bruckner et ma vision toute particulière de son œuvre!  L'enregistrement contient une partie du dernier concert de Claudio Abbado. Je vous avais parlé il y a quelques temps de la Première symphonie du même compositeur enregistrée, là aussi, à Lucerne et qui révélait un formidable brucknérien, ici, je ne trouve pas de superlatif pour qualifier l'intense émotion que cette interprétation génère... et pas seulement parce que c'est le dernier concert, évidemment, même si on est en droit de trouver là un vrai départ vers l'infini... Voici le début du texte du livret qui replace le concert dans son contexte...

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    "Le 26 août 2013, à Lucerne, Claudio Abbado dirigeait son dernier concert. Il n'avait pas décidé que ce serait le dernier - malgré le déclin de ses forces, ce grand musicien avait encore de nombreux projets en tête qu'il avait bien l'intention de concrétiser -, mais me destin en a voulu autrement, et l'ultime message artistique du chef italien fut celui qu'il délivra ce jour-là à travers deux symphonies inachevées, la Huitième de Schubert et la Neuvième de Bruckner.


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    Ce programme qu'il affectionnait, et qu'il avait dirigé à plusieurs reprises, revêtit en ce 26 août une signification symbolique qui ne pouvait échapper à aucun musicien de l'orchestre, ni au public. La symphonie "inachevée" de Schubert et plus encore la Neuvième de Bruckner, sont des œuvres ouvertes sur l'infini. La dernière partie de l'Adagio final de celle-ci, au caractère si  abstrait et mystique, illustre parfaitement l'idée que la musique est l'expression d'une vie qui va toujours de l'avant, passant outre tout obstacle qui obstruerait le regard en travers du chemin".

    Oreste Bossini (traduction Daniel Fesquet), livret du cd DGG 479 3441 illustré ci-dessus.

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