consolation

  • Contemplation



    Le 31 octobre restera pour toute notre famille celle d’une immense tristesse, celle à laquelle, à sa demande, et parce qu’il n’en pouvait plus de souffrir, mon père a été hospitalisé… pour la dernière fois. C’était il y a tout juste un an, c’est comme si c’était hier et ma seule envie aujourd’hui est de lui dédier cet extraordinaire Prélude et Fugue du Clavier bien tempéré du grand Bach que j’ai écouté tous les jours de son immense souffrance.



    On y sent toute sa contemplation de la vie, toutes ses certitudes, certes, mais surtout, dans ses dissonances, tous ses doutes et ses craintes. Bach y montre que lui aussi était un homme et que sa foi, immense assurément, n’ôtait pas toute angoisse existentielle. Et c’est notre lot à tous de contempler le temps et la finitude. Écoutez bien comme à la fin du prélude, les dissonances créent le doute, mais comme dans la fugue, malgré un sujet qui comporte l’ensemble des sons de l’échelle chromatique, Bach trouve la consolation… et, in fine, une sorte de joie spirituelle intense. Instant sublime qui m’arrache toujours les larmes d’émotion… depuis ce jour-là !

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