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  • Tempête...

     

     

    Les tornades et les orages qui se sont abattus sur la Belgique mercredi dernier ont semé la désolation dans notre paysage. Ainsi, ces épouvantables dégâts que les médias nous ont montés à Ciney, Namur ou Jodoigne. A liège, en comparaison, nous avons été épargnés même si on ne compte plus les arbres foudroyés et littéralement brisés, les branches tombées dans les parcs, les tuiles des toits envolées et quelques caves inondées.

     

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    Un arbre foudroyé tout près de chez nous...

     

     

    Mais le sujet du jour est plus souriant que ces inquiétantes perturbations climatiques. En observant la tempête souffler et l'orage faire rage, je me souvenais d'un vieux dessin animé de Walt Disney dans lequel Mickey était chef d'orchestre. Il dirigeait l'ouverture de Guillaume Tell avec beaucoup de brio. La musique de Rossini se prêtait bien à l'arrivée de l'orage et de la tempête. Cette ouverture est effectivement proche des styles « Sturm und Drang » des premiers romantiques. Une musique si sérieuse et pourtant mise à toutes les sauces, c'est l'exemple même de la célébrité et de la réussite. Je ne résiste pas à vous le montrer, repêché sur YouTube.

     



    Et tant qu'on parle de Mickey, comment ne pas se souvenir de l'Apprenti sorcier sur une musique de Paul Dukas d'après un poème de Goethe. Paru dans le film d'animation avant-gardiste Fantasia en 1940, on y sent tout le talent de Walt Disney et toute l'efficacité dramatique du propos. On sent bien, au regard de certains de ces petits dessins animés que la Seconde Guerre Mondiale est là (je l'ai toujours senti, avec plus d'émotions encore dans Bambi daté de 1942 alors que l'Europe était à feu et à sang!).

     



     

     

    Et ici encore, ce sont les éléments qui se déchaînent parce que Mickey (métaphore des hommes) a joué les apprentis sorciers! L'humanité ne fait-elle pas de même avec la nature, provoquant sa révolte de la seule manière possible, la violence de ses réactions. Goethe, Dukas et Disney avaient sans doute vu juste. Nous commençons à payer l'inconscience de nos comportements.

     

     

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