enfants

  • Deuil



    Il y a des jours où l’on se demande si le sens de la vie est une réalité ou un leurre absolu. D’une minute à l’autre, tous les sens que vous avez voulu entrevoir, construire, espérer, tous les buts vers lesquels vous avez voulu tendre, la recherche du bonheur, en un mot, peuvent vous échapper totalement. Vous vous réveillez un jour et, comme dans un cauchemar, on vous annonce que plus rien ne sera jamais comme avant… un avant qui est tellement récent qu’on n’a pas la lucidité de déjà le considérer comme un passé. Alors, une sourde douleur, intense et irrépressible vous envahit. Il ne vous reste plus qu’à crier et à pleurer. Ne rien dire, surtout ne rien dire… le non-sens absolu, l’horreur ultime et contre-nature, le vide immense et glacé… perdre un enfant…

    Je ne suis pas directement concerné par cette tragédie là, celle qui, dans un terrible accident d’autocar, a ôté la vie à trop d’êtres humains, des adultes et beaucoup d’enfants. Mais je pleure comme si c’était le cas. Et peu importe que les victimes soient belges, hollandaises, polonaises ou d’une autre nationalité. La nouvelle annoncée dès hier matin a plongé la Belgique et tous les êtres qui ont un brin d’humanité dans l’affliction et la consternation la plus totale. Une seule attitude à adopter : respect, profonde sympathie et recueillement pour les parents des victimes, vœux de rétablissement physique et psychologique pour les blessés et leurs proches, admiration et gratitude pour les secours qui, dans une telle tragédie, ne peuvent pas rester de marbre et pourtant ont agi avec la plus grande efficacité. Une seule attitude, le silence… Le Requiem de Gabriel Fauré que je commenterai cet après-midi leur sera dédié.

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