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  • Kepler 22



    Comme chaque année à pareille époque, je n'ai plus beaucoup de temps pour vous rédiger de grands billets. Je passe donc, pour quelques jours, en mode rallenti.  Mais ce n'est pas pour cela que le blog s'arrête complétement. Et aujourd'hui, c'est d'un émerveillement teinté de rêve et d'espoir qu'il s'agit.

    Car à chaque fois que les scientifiques découvrent de nouvelles galaxies, qu’ils repèrent des planètes qui gravitent autour de leur étoile et qui peuvent potentiellement accueillir la vie, mes rêves d’enfance refont surface. Il fut un temps où je voulais devenir astronome… comme beaucoup d’enfants je suppose… Mes lectures s’orientaient vers les planètes, vers l’univers. Ces vastes contrées inexplorées me fascinaient et j’espérais pouvoir un jour participer à la découverte de nouvelles étoiles, de systèmes solaires lointains et… de civilisations inconnues. Il se peut que les séries de science-fiction, j’étais à l’époque un fan de Star Trek, aient nourri mon imagination, mon espoir envers des peuples inconnus, plus avancés que nous, capables de faire progresser nos techniques, notre gestion de la Terre, notre médecine et notre capacité à penser.

    C’est dire que la découverte de l’exoplanète Kepler 22, située à la distance de 600 années-lumière (1 année-lumière = 9460 milliards de km !) il y a quelques semaines par le satellite télescope Kepler de la NASA a relancé en moi une imagination débordante, rêvant d’un lieu utopique où les êtres vivants auraient adoptés d’autres principes que les nôtres et vivraient en parfaite harmonie. Voilà donc un mythe de l'humanité qui se ravive à chaque découverte. Il se pourrait cependant que cet imagination que nous élaborons de ces êtres inconnus soit de l'ordre de la psychologie pure, de la même manière que les romantiques commençaient à penser à l'homme et son double, ce que la psychologie démontrera plus tard.

    ... Et puis, rien ne dit que la vie, sur une autre planète, est semblable ou même proche de la nôtre, rien ne dit que nous sommes dupliqués dans l'univers. N'est-ce pas là encore le fruit d'une imagination anthropocentrique dans laquelle nous pensons que tout ce qui est civilisé et intelligent doit nous ressembler?

    kepler-22b.png



    Toujours est-il que si de telles civilisations existent et qu'elles peuvent nous observer, c'est qu' elles sont en avance sur nous du point de vue technologique. Alors, de plusieurs choses l'une...

    Dans le premier cas de figure elles doivent trouver chez l’être humain un modèle à ne pas suivre, un exemple particulièrement saisissant d’occupation néfaste de la nature. Car à bien y regarder, le racisme, la pollution, la consommation à outrance, les guerres physiques et économiques, les injustices sociales, les maladies, les écarts de modes de vie entre les peuples, les haines, les folies meurtrières, les égoïsmes et les protectionnismes, j’en passe et des meilleurs, devraient les décourager de nous approcher et les faire fuir au plus vite.

    Dans un deuxième cas, les "extra-terrestres" sont plus avancés et plus expérimentés que nous et peuvent nous aider à sauver notre monde, la vie qui le peuple et les travers dans lesquels nous sommes tombés.

    Une troisième possibilité, celle que la plupart des ouvrages de science-fiction ont retenu, consiste à nous déclarer la guerre et à s'emparer de la Terre en éradiquant la race humaine, ce à quoi nous tenterions de résister.

    ... Ou encore, il se pourrait bien qu'ils se fichent pas mal de nous et qu'ils considèrent notre civilisation comme une simple anecdote de l'espace sidéral.

    En tous cas, moi, j'ai choisi, en ces temps de Noël, la version du conte qui est la plus optimiste. Si, si, j'en suis sûr, ils pourraient nous aider!


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