guillaume lekeu

  • Lekeu à Verviers...

    À l’heure où je me penche sur quelques œuvres d’un des fleurons de la musique wallonne, le natif de Verviers, Guillaume Lekeu (1870-1894), je découvre la réédition de ses œuvres en un somptueux coffret Ricercar de 8 cd’s reprenant l’intégrale parue jadis et indisponible depuis longtemps. 

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    Il faut dire que la musique de Lekeu vaut le détour et qu’outre son célèbre Adagio pour quatuor d’orchestre qui reste un des plus bouleversants mouvements lents jamais composés, la plupart de ses œuvres méritent d’être largement diffusées. On connaît aussi sa Sonate pour violon et piano ainsi que son gigantesque Quatuor à clavier, resté inachevé. On connaît beaucoup moins ses mélodies superbes et ses pièces de musique de chambre très impressionnantes pour une si jeune homme. Assurément, Lekeu aurait fait partie des grands compositeurs de la fin du romantisme et on ne peut que regretter amèrement une telle perte.

     

    Dans le cadre des Musicales Guillaume Lekeu, festival musical qui se déroule du 1er au 3 octobre prochains à Verviers et est porté à bout de bras par Jeannine Gillard, j’aurai l’honneur de commenter l’une des œuvres les plus attachantes du compositeur : l’Andante piu tosto adagio dont le surnom, « Vouloir », découle de l’annotation laconique du compositeur sur son manuscrit. Je n’en dis pas plus maintenant. Ce seront deux musiciennes exceptionnelles qui interpréteront la pièce, puisque Laurence Koch (violon) et Polina Bogdanova (piano). Le programme sera complété d’œuvres de Henri Vieuxtemps, encore un verviétois, et de Serge Prokofiev, répondant à une thématique basée sur le voyage de Verviers à Saint-Pétersbourg. Pour découvrir le programme complet des Musicales Guillaume Lekeu à Verviers, il vous suffit de suivre ce lien : Musicales Guillaume Lekeu

     

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    En attendant, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche en écoutant ce superbe coffret dont je reproduis ci-dessous la 4ème de couverture, magnifique résumé de l’esprit de la publication à écouter sans modération.

     

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    Guillaume Lekeu en 1886

     

     

    « En 1994, RICERCAR éditait un coffrait qui réunissait une quasi-intégrale de l’œuvre de Guillaume Lekeu, ce prodigieux compositeur mort prématurément à l’âge de 24 ans. Admirateur de Beethoven et de Wagner, disciple de Franck, protégé d’Ysaye, Lekeu avait, dans ses dernières compositions, ouvert une voie nouvelle qui n’était ni française, ni germanique. C’est à ce périple, depuis les premières compositions écrites à 15 ans jusqu’aux chefs-d’œuvre de 1893, que nous invite cette nouvelle édition. À cette occasion, Jérôme Lejeune a complètement remanié et augmenté le texte de présentation qui propose une analyse chronologique des œuvres. L’écoute des compositions dans cet ordre aide à comprendre la façon dont se développe le talent du compositeur et les citations d’extraits de son abondante correspondance permettent de deviner mieux encore l’état d’esprit de ce jeune homme passionnant et bouleversant qui avait mis en exergue de son Adagio pour quatuor d’orchestre cette simple phrase : « Les fleurs pâles du souvenir… »

     

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