lettres

  • Lettres...

    Sans vouloir tomber dans un pathétisme mélodramatique qui ne me ressemble pas, je publie aujourd'hui ces trois lettres, témoignages profondément émouvants d'un soldat ou d'un officier parmi d'autres, Charles Simon, de Namur, prêt à être fusillé à la Chartreuse à Liège. Au-delà de la portée historique des ces documents qui rabattent un peu le caquet à ceux qui dénigrent la bravoure des soldats belges et apparentés qui se sont battus durant la Grande Guerre, le contenu montre la dignité humaine, la tendresse toute simple et la bouleversante sincérité de ces hommes au seuil de la mort.

    Ce serait bien que les lettres de ce genre soient lues par ceux qui sont les acteurs des conflits à travers le monde. C'est, à mon sens, un vrai devoir de mémoire que de les lire et de les méditer. Merci à Antoine Bini qui les a publiées sur Facebook à partir de l'ouvrage qu'il possède.

     

    Voici d'autres informations biographiques sur Charles Simon, trouvées sur le site Hommage aux fusillés de la Chartreuse de Liège:

    "Charles Simon naquit à Bankok, le 4 juin 1880. Il fut d’abord déporté en Allemagne à titre de sujet anglais, en avril 1915. Compromis avec Lenders, il fut condamné à mort, le 6 juin, et exécuté à la Chartreuse le lendemain. Charles Simon avait assurément plus d’une raison de se plaindre de ses ennemis, or écoutez ce qu’il recommande à son épouse : « Apprends bien à nos enfants de ne pas haïr et de se fier à la justice céleste. » Et dans son adieu suprême à son fils Roger, adieu si émouvant, il insiste encore : « Ne sois pas rancunier, mais aie des sentiments nobles, soit juste, même envers tes ennemis. »

     

     

    1914-1918,lettres,soldats,mort,tendresse,guerre

     

    Le Monument aux fusillés dans ce qui est désormais le beau parc de la Chartreuse à Liège (Grivegnée)


    Cet homme, d’un cœur si haut placé, mais aussi si sensé, si judicieusement pratique, était anglais d’origine, bien que belge par l’adoption. « Tu es né en Belgique, dit-il à son Roger, ton père a vécu du pain belge, et ta mère est belge ; je ne t’y oblige pas, mais si c’est ton sentiment, tu peux opter pour ce fier pays. Arme-toi de courage, car dans la vie il en faut beaucoup. »
    Madame Simon était namuroise et allait devenir mère pour la troisième fois, lorsque son époux fut mis à mort."

     

     

    Lettre 3.jpg

    Lettre 4.jpg

    Lettre 1.jpg

    Lettre 2.jpg

     

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Actualité, Général 3 commentaires