litterature francaise

  • Marcel Proust

     

    « La musique est peut-être l’unique exemple de ce qu’aurait pu être la communication des âmes ».


    Marcel_Proust_1900


     

    Marcel Proust naquit en 1871 à Paris dans une famille de bonne bourgeoisie. Son père était médecin, sa mère était issue d’une famille juive, riche et cultivée. Dès l’enfance, Proust souffrit de crises d’asthme chronique.  

    Ses talents littéraires se manifestèrent dès le lycée. Il commença tôt à fréquenter des salons comme celui de Mme Arman, amie d’Anatole France. Sous le patronage de ce dernier, Proust fit paraître en 1896 son premier livre Les Plaisirs et les Jours, un recueil de nouvelles, d’essais et de poèmes. Il eut peu de succès. 

    Proust avait commencé en automne 1895 un roman qu’il n’acheva pas et abandonna vers novembre 1899. Ce roman ne fut publié qu’en 1952 sous le titre Jean Santeuil. 

    Après ce second échec, Proust consacra plusieurs années à traduire et commenter l’historien d’art anglais, John Ruskin. Il publia plusieurs articles sur celui-ci et deux traductions : La Bible d’Amiens en 1904, Sésame et le Lys en 1906. Les deux préfaces à ces ouvrages sont importantes pour la formation du style et de l’esthétique de Proust. « Sur la lecture », préface de Sésame, contient des thèmes que l’on retrouvera dans Du côté de chez Swann. 

    Profondément bouleversé par la mort de sa mère en septembre 1905, Proust interrompit quelques mois son activité littéraire. 

    En février 1907, il fît paraître dans le Figaro un article intitulé « Sentiments filiaux d’un parricide », où il esquisse l’analyse de deux éléments fondamentaux dans sa future psychologie : la mémoire et la culpabilité. D’autres articles parus en 1907-1908 sont considérés comme des travaux préliminaires à son roman, dans lequel ils seront insérés plus tard. 

    Au début de l’année 1908, Proust écrivit pour le Figaro une série de pastiches imitant le style de Balzac, Michelet, Flaubert, Sainte-Beuve et autres prosateurs du XIXème siècle. 

    En même temps, il se mit à travailler à un roman, tout en projetant d’écrire plusieurs essais de critique littéraire, artistique et sociologique. L’un de ces essais devait être consacré à Sainte-Beuve. Peu à peu, tous ces projets fondirent en un seul. Durant l’été 1909, l’essai « Contre Sainte-Beuve » est devenu un roman que Proust ne cessa d’écrire jusqu’à sa mort. En mai 1913, il adopta pour titre général : A la recherche du temps perdu. 


     

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    La première partie du roman, Du côté de chez Swann, fut publié en novembre 1913. La guerre reporta à juin 1919 le parution d’A l’ombre des jeunes filles en fleurs, qui obtint le prix Goncourt en décembre suivant. Durant les trois dernières années de sa vie, Proust ne cessa pas de travailler à son roman. Il vit encore paraître trois volumes : Le côté des Guermantes I (octobre 1920), Le côté des Guermantes II – Sodome et Gomorrhe (mais 1921), Sodome et Gomorrhe II (avril 1922). 

    Le 18 novembre 1922, Proust mourut d’une pneumonie. La suite de son œuvre, que Proust avait achevée mais qu’il n’avait pu complètement réviser, fut publiée par son frère, Robert Proust, aidé par Jacques Rivière puis Jean Paulhan, directeurs de la Nouvelle Revue Française. En 1923, parut La Prisonnière ; en 1925, Albertine disparue ; en 1927, Le temps retrouvé. 

    L’œuvre de Proust fut, de son vivant, l’objet de vives controverses entre ceux qui la devinaient géniale et ceux qui la proclamaient illisible. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une œuvre majeure de la littérature de langue française. 

    Notice biographique lue sur : http://www.library.uiuc.edu

     

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