partita

  • Martha



    Martha Argerich a peu enregistré la musique de Jean-Sébastien Bach, le cinquième évangéliste. Pourtant, je réécoutais hier, pour le simple plaisir, son cd paru il y a bien longtemps déjà (1980) pour DGG et consacré à la Toccata en ut mineur BWV 911, la la deuxième Partita BWV 826 et à la deuxième Suite anglaise BWV 807 et je me disais que la pianiste n'usurpait pas sa réputation de pianiste géniale et imprévisible. C'est mon coup de cœur du jour.

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    Et on a beau connaître ces œuvres sur le bout des doigts (au sens figuré) et avoir écouté ce cd des dizaines de fois, on reste stupéfait à chaque pièce. Tantôt, c'est la virtuosité et la maîtrise des traits qui impressionne, tantôt c'est le choix des phrasés, évidents et pourtant si inattendus, le genre de moment où l'on se dit que l'évidence est géniale, tantôt encore, on ressent les terribles gouffres de  Martha plus que de Bach, ces gouffres qui vous laissent entrevoir le vide, le moment où la musique pourrait s'arrêter subitement.



    Assurément, entrer et entrer encore dans ce légendaire enregistrement, laisser notre oreille et notre âme se faire happer par ce piano hors du commun, c'est refaire à chaque fois le parcours existentiel le plus fondamental, celui de la descente au plus profond de notre cœur. Il y a des choses qui rendent meilleur...

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