pedagogie

  • Et après… ?



    Vous avez été très nombreux à me témoigner votre sympathie lors de mon départ de la Fnac et je peux vous assurer que cela fait vraiment chaud au cœur. Je tiens à vous en remercier infiniment !

    Vous le savez si vous avez lu le billet « Métier », c’est une vraie douleur d’avoir quitté un poste dans lequel je croyais fermement et que j’avais tout fait pour préserver contre vents et marées. Mais il y a un moment où il faut raisonnablement décider de « faire le grand saut ». Cela donne le vertige et je vous avoue, en toute honnêteté, que ce n’est pas rassurant de quitter ainsi un emploi dans les circonstances économiques actuelles. Pourtant, quand il s’agit vraiment de mettre dans la balance l’honnêteté qu’on doit avoir avec soi-même et l’attitude qu’on est censé adopter afin de ne pas perdre son emploi, quand il est question de renier un métier tant aimé et défendu pendant autant d’années, et qui n’est désormais plus reconnu par les décideurs de l’enseigne, mieux vaut partir vers d’autres horizons. S’il reste de l’amertume, le recul n’est pas encore assez grand pour qu’il en soit autrement !

    Je vous avais promis des explications, je vous les ai données à travers les quelques billets sur le sujet et ce dans la stricte limite de ce que je peux dire ou écrire. Il est de nombreuses autres choses que je tairai, au risque de décevoir certains lecteurs, tant pis ! Jean-Pierre Rousseau a bien brossé sur son blog le problème fondamental d’une enseigne qui cherche à subsister dans un monde qui change. Pas de sensationnalisme donc ! Car ce qui compte, au-delà d’un devoir de réserve, lorsqu’on refuse de nuire à qui que ce soit, ce n’est pas de parler du passé, de ce qui a été, de ce qui aurait dû être, c’est parler du futur. Et si vous me soutenez, comme j’aime à le croire, mon futur vous intéressera plus que mon passé.

    J’évoquais récemment un recentrage de mes activités sur la pédagogie, que je pratique avec passion depuis de nombreuses années en parallèle et en complémentaire. J’ai effectivement, de longue date, acquis un statut d’indépendant en activité complémentaire d’enseignant-conférencier. Cela m’a permis de développer de nombreuses conférences en Belgique et à l’étranger, un coup d’œil sur mes agendas vous en donnera un aperçu, ainsi que des cours réguliers que je dispense à l’U3A de Liège depuis 22 ans (!), des séminaires ou cycles de conférences thématiques (Charleroi, Wavre, Nivelles, Opéra royal de Wallonie, …). Il est évident qu’avec plus de possibilités horaires (je travaillais tout de même 30H par semaine à la Fnac), je vais encore tâcher de développer ces activités de conférencier… et cela ne se présente pas trop mal, puisque sur l’espace de trois semaines, on m’a déjà demandé quatre conférences supplémentaires pour cette saison.

    C’est dans le cadre de ces activités indépendantes que je collabore également avec la plus grande joie depuis de nombreuses années avec l’Orchestre philharmonique royal de Liège dans la présentation de concerts exceptionnels (Inauguration de la Gare des Guillemins, Fête de la Musique,…), des séries « le Dessous des quartes » et « Écouter la musique ». Je serai donc un peu plus présent dans cette dernière série puisque Jean-Pierre Rousseau m’a demandé de participer à la nouvelle formule, je l’évoquerai bientôt sur le blog.

    D’autres projets se font jour également. Outre le nouveau cours que je donne désormais à l’U3A, une histoire de la musique présentée de manière chronologique en correspondance avec le monde qui l’entoure (lisez la description ici) et qui affiche désormais complet, le Conservatoire royal de Liège m’a confié la charge du cours « Auditions commentées » qui débutera vers la fin du mois d’octobre et que je prépare activement. Je vous en reparlerai bientôt également puisque Steve Houben, le nouveau directeur, a décidé de rendre ce cours public, emblème de l’ouverture du Conservatoire sur le monde. Je resterai par ailleurs disponible pour d’autres opportunités dans le cadre des Conservatoires, Écoles de musique et d’art.

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    Mais j’aime aussi la diversité et je planche sur un projet qui me permettra de valoriser non seulement mon expérience de la pédagogie en matière musicale, artistique et esthétique, mais aussi mon expertise du milieu du disque, de l’enregistrement, de ses supports ainsi que de l’approche culturelle de la « consommation » de la musique classique.

    Sorte de « consultant », je pourrai réaliser des dossiers et donner des avis éclairés à des organisateurs de concerts, à des organismes culturels publics ou privés qui cherchent à optimiser, développer ou créer des projets où la musique classique intervient d’une manière ou d’une autre. Je pourrai intervenir sur le choix de collections à exposer dans le cadre d’une médiathèque ou d’un magasin, je pourrais dresser des « discothèques idéales » pour que la musique classique puisse être abordée par tous, rédiger des programmes pour les concerts, y conseiller des livres et des disques, chroniquer l’une ou l’autre nouveauté discographique,… vous le voyez, les possibilités sont nombreuses cela peut se décliner à l’infini… ! S’il est parmi vous des personnes intéressées par cet aspect de mes activités, n’hésitez pas à me contacter.

    Les projets ne manquent pas et ma passion comme ma détermination sont intactes. Vous n’avez pas fini de me rencontrer partout où la musique a sa place et là où elle pourrait s’en créer une petite. Mais pour réaliser ce projet et transformer la fin d’époque en une nouvelle ère pleine de perspectives créatives, j’ai besoin de votre soutien. Vous m’avez montré votre attachement, je tâcherai d’en être digne.

    Vous l’avez compris, je compte bien rester parmi les acteurs du monde musical belge et poursuivre cette diffusion de notre patrimoine artistique au plus grand nombre… comme le disait un de mes fidèles lecteurs dans son magnifique message de soutien, je resterai un « passeur de musique ».

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