remerciements

  • Le jour se lève…



    Qui l’aurait cru… certainement pas lui! L’aurait-il même espéré ? Je ne le crois pas ! Comment aurait-il pu imaginer tant de fleurs, tant de visites et d’hommages, tant de lettres, de messages, de coups de téléphone, de courriels et de SMS, …, lui que la technologie moderne n’intéressait pas ? Comment aurait-il réagi à toutes ces marques de sympathie, lui qui était si discret ? Rien qu’à y penser, j’en suis ébranlé, troublé. Ému, certes par tant de soutien et immensément reconnaissant à tous ceux qui ont pris cette peine… témoigner, tout simplement… À tous, cet immense merci pour ces attentions qui ont permis d’adoucir un peu la douleur. Le point commun entre tous ces réconforts…la simplicité, l’humanité, le respect et l’humilité et cela, je crois qu’il aurait aimé…

    Mais ce qu'il aurait voulu par-dessus tout, c’est que la vie continue… aller de l’avant ! Voilà le mot d’ordre qu’il nous avait donné, voilà ce qu'il désirait encore au seuil du grand saut.

    Après la douleur, le combat et les ténèbres, le soleil se lève sur un nouveau jour. C’est cet état d’esprit qu’aujourd’hui je veux avoir, que je souhaite à ma maman, à mon frère, à toute notre minuscule famille. Reprendre le dessus n’est certes pas oublier, bien au contraire, c’est honorer. Les anciens ont souvent illustré le triomphe de la lumière, du jour sur la nuit. Les religions, les légendes et les mythologies sont remplies des exploits du soleil, de l'astre de vie. Sans doute est-ce archétypal, sans doute l’homme a-t-il besoin de ressentir la lumière pour avancer… alors avançons encore et toujours. Chaque expérience de la vie, même les plus douloureuses, nous font progresser au-delà de ce qu’on aurait imaginé. Sortir des ténèbres enrichis et plus fort qu’avant, voilà tout le programme.

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    Papyrus de Nespakashuty, XXIème dynastie 1040-959 ACN, Musée du Louvre.



    Dans l’univers mythique égyptien représenté sur ce magnifique et splendide papyrus, la voûte céleste était le corps de la belle déesse Nout. Geb, le dieu de la terre, est allongé à ses pieds. Râ, le dieu soleil, montré avec un disque doré au-dessus de la tête traverse en bateau le corps de Nout pendant la journée pour revenir sur ses pas, la nuit, à travers les eaux souterraines. Dans ce monde souterrain, il devait livrer bataille à un énorme serpent, Apep, qui s’opposait au passage du bateau ; ce combat féroce se traduisait sur terre par des tempêtes… Une éclipse totale du soleil signifiait qu’Apep avait momentanément avalé le bateau. Mais toujours Râ reprenait le dessus : il réapparaissait ainsi le jour suivant pour illuminer et réchauffer le monde de ses rayons bienfaisants.

    J’aime reconnaître dans ce récit une part des mystères de notre vie.

     


     

     

     

     

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