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  • Saint-Nicolas



    Saint Nicolas, également connu sous le nom de Saint Nicolas de Myra ou de Saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie (Asie Mineure), en 270 et mort en 345. Il est le saint patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs !!!

    Sa commémoration chrétienne le 6 décembre est une fête très populaire dans bien des pays du monde. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n'ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s'ils se repentent.

    Nicolas se trouva à l'orphelinat à la suite d'une épidémie de peste. Il fut évêque de la ville de Myra en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest. Selon la tradition, il est présent au premier  concile de Nicée en 325. On fête l'anniversaire de sa mort le 6 décembre. Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles et qu'il n'a d'autre moyen de survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette des bourses pleines d'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois filles.

    Il sauve également de la tempête les marins d'un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myra. Ses ossements sont conservés dans une église de Myra jusqu'au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connue dans l'Europe du Moyen Age. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques, dont quelques fragments seront cédés à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg.

     

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    Bien que destinée aux enfants, une des légendes de Saint-Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants qui, s'en allaient glaner aux champs… :

    Refrain:
    Ils étaient trois petits enfants
    Qui s'en allaient glaner aux champs.

    Tant sont allés tant sont venus,
    Que sur le soir se sont perdus.
    S'en sont allés chez le boucher:
    Boucher voudrais-tu nous loger?
    Refrain:

    2. Entrez, entrez petits enfants
    Il y a d'la place assurément.
    Ils n'étaient pas sitôt entrés,
    Que le boucher les a tués.
    Refrain:

    3. Saint Nicolas au bout d'sept ans
    Vint à passer dedans ce champ,
    Alla frapper chez le boucher:
    Boucher voudrais-tu me loger?
    Refrain:

    4. Entrez, entrez, Saint Nicolas,
    Il y a d'la place, il n'en manqu' pas.
    Il n'était pas sitôt entré
    Qu'il a demandé à souper.
    Refrain:

    5. On lui apporte du jambon.
    Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
    On lui apporte du rôti.
    Il n'en veut pas il n'est pas cuit.
    Refrain:

    6. Du p'tit salé je veux avoir,
    Qu'il y a sept ans qu'est au saloir.
    Quand le boucher entendit ça,
    Bien vivement il se sauva.
    Refrain:

    7. Petits enfants qui dormez là,
    Je suis le grand Saint Nicolas.
    Le grand saint étendit trois doigts,
    Les trois enfants ressuscita.
    Refrain:

    8. Le premier dit: J'ai bien dormi.
    Le second dit: Et moi aussi.
    A ajouté le plus petit:
    Je croyais être en paradis.
    Refrain:

     





    C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le père Fouettard qui accompagne Saint-Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.

    Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s'enfuir le boucher. Saint-Nicolas l'interpelle et lui dit que s'il se repent, Dieu lui pardonnera.

    La fête de Saint-Nicolas qui a lieu le 6 décembre en Belgique et le 5 décembre aux Pays-Bas est un des événements les plus importants pour les petits Belges et Néerlandais. Saint-Nicolas défile dans les rues des grandes villes, sur le dos de son âne, accompagné de son Père Fouettard, et distribue des friandises et des spéculoos aux enfants. Le jour où se déroule la fête les enfants en se levant découvrent, comme à Noël, un cadeau, des bonbons et des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Dans les écoles, il est fréquent que les élèves reçoivent soit un cadeau, soit un paquet de bonbons. Saint-Nicolas étant le patron des écoliers, chants, musiques, danses rythment la journée. Cette fête a été quelque peu amalgamée avec celle de Noël, c'est pour cela que par exemple, les cadeaux du matin se trouvent parfois au pied du sapin de Noël.

    Si la véritable histoire de Saint Nicolas est beaucoup moins poétique que celle qu’on raconte aux enfants, ne comptez pas sur moi pour vous la rappeler aujourd’hui. Laissons cette journée agir encore une fois et distiller son lot de joie. Cependant je ne peux jamais m’empêcher de penser avec tristesse à tous ceux qui n’ont jamais eu cette part de rêve, à ces enfants pour qui la vie est plus injuste et aussi à ces parents en difficulté incapables, pour diverses raisons, de partager cette joie avec les leurs. Dans les lettres à Saint-Nicolas recueillies par la poste, il y avait certes une majorité de demandes traditionnelles, mais il y avait, quelle tristesse, quelques enfants qui demandaient au grand saint l’un du travail pour son papa, l’autre un peu plus de sous pour sa maman, l’autre encore le suppliait de ne pas encore l’oublier cette année, l’autre, enfin, de guérir de sa grave maladie! Qu’y a-t-il de plus douloureux qu’un enfant triste ayant perdu toute son innocence et son rêve à cause de l’injustice de la vie ? Alors, je tire mon chapeau à tous les bénévoles qui œuvrent pour offrir cette part de magie aux plus défavorisés en collectant, récupérant, réparant et offrant ce que notre société de consommation rejette comme un trop plein.

    N’oublions jamais cependant que si le cadeau permet la joie, c’est l’amour seul qui autorise le bonheur. Il est le plus grand cadeau que l’homme puisse offrir. Ceci dit, bonne Saint Nicolas à tous !

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