trafic aerien

  • Fourmilière

     

    On est bien peu de chose! La nature, dans son incomparable force est encore maître du monde. Le volcan islandais, dans sa colère sous-terraine, envoie un nuage sur une bonne partie de l'Europe. Le phénomène est inédit et provoque la paralysie du ciel de plusieurs pays. Et tant pis pour tous les vacanciers qui doivent reprendre le chemin de la maison. Pourtant, le trafic aérien est devenu une donnée essentielle de la communication moderne... voyez plutôt! 


     

    Image surprenante que cette vidéo trouvée sur YouTube ! Une vue satellite du trafic aérien dans le monde sur 24H ramenée à 2 minutes de film. On peut observer le parcours du soleil et les avions sont représentés par des points jaunes. Le trafic est moins dense la nuit que le jour, c’est normal. On constate surtout la densité des vols au-dessus de l’Europe, des USA et de l’Asie. Très impressionnant, de quoi se dire qu’on n’est jamais seul dans l’immensité du ciel et que, finalement, et malgré la catastrophe que représente chaque « crash », il y a peu d’accidents par rapport à une telle densité de mouvements aériens. En 2000, le ciel européen voyait circuler 30 000 vols par jour avec un engorgement réel au niveau de l’axe Londres – Paris – Milan. On voit donc qu’une grande part du trafic s’opère au-dessus des pays les plus développés économiquement. Cette animation est, en conséquence, un indicateur de l’économie mondiale. Dans cet ordre d’idée, on estime que la Chine deviendra également l’un des protagonistes essentiels, dépassant l’Europe, dans les dix prochaines années.



     

     

    Mais cela laisse supposer également que l’être humain peut réaliser des prodiges en matière d’organisation et de communication. Et de fait, le transport aérien est l’un des plus sûrs du monde. Il est responsable de très peu de morts quand on le compare au transport routier. Par contre, la pollution que doit générer une telle fourmilière en matière de gaz et d’utilisation des carburants fossiles est tout aussi impressionnante. On estime que 3% des émissions de gaz à effet de serre sont produits en Europe par les avions et que l’augmentation est continue. Mais le marché est tellement important que leur réduction a été exclue des négociations du Protocole de Kyoto.

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